Café: le Vietnam compte devenir le leader mondial

café

Le Vietnam est aujourd’hui le second exportateur mondial de café. Face aux évolutions des modes de consommation, il réorganise sa production vers plus de naturalité et de services. Les enzymes produites par fermentation en milieu solide (FMS) sont utilisées lors du démucilage, comme alternatives naturelles à l’extraction par solvants. Des coffee shops hauts de gamme se créent, sur le modèle des « Starbucks ».

 

Production du Café : un objectif de développement durable

L’initiative consiste à faire évoluer la production vers une solution de marché équitable et/ou bio. L’obtention de produits certifiés rendue possible par la réduction des intrants, l’optimisation de l’usage de l’eau et des terres est désormais une véritable différenciation. Cette démarche qualitative qui réorganise et forme les petits producteurs vers plus de qualité leur permet de se positionner sur des marchés plus hauts de gamme. La qualité se valorise mieux, ce critère est donc le leitmotiv pour gagner en niveau de vie, sans laisser pour compte les minorités.

Extraction du café : les enzymes préservent la naturalité

La production Vietnamienne était orientée en grande partie vers le marché britannique consommateur de café soluble (expresso, cappuccino…), de type robusta. Ce type de consommation lui a permis de devenir en à peine 30 ans le deuxième producteur mondial de café. L’apparition et le fort développement mondial des coffee shops ont toutefois changé la donne en privilégiant les arômes et les terroirs. Ces lieux de dégustation haut de gamme achètent des grains d’arabica et s’assurent de leur qualité gustative en les torréfiant eux-mêmes. Pour répondre à ces attentes environnementales et gustatives, les coopératives de producteurs vietnamiens ont souhaité s’assurer de la préservation des composants aromatiques à la source. La substitution des technologies à base de solvants lors du démucilage des grains de café par celles des enzymes produits par FMS leur a permis de changer leur image et de se positionner sur la naturalité et la préservation des arômes.

S’adapter aux nouveaux modes de consommation du café

La plupart des grains sont exportés sous forme de grains de café verts et ne sont ni torréfiés ni conditionnés au Vietnam. La valeur ajoutée se fait dans les pays torréfacteurs. Au-delà de l’usage des enzymes produites par Fermentation en milieu solide, certaines coopératives et producteurs souhaitent désormais aller plus loin. Le Vietnamien Dang Le Nguyen Vu, à l’instar de « Starbucks » propose désormais avec ses « Highlands coffee » sa propre chaîne de coffee shops haut de gamme à Hanoï. Son ambition est de convaincre le marché américain puis de conquérir le marché mondial.

Sources :
How Vietnam became a coffee giant By Chris Summers BBC News

voir également :
Pu’er (普洱) la capitale chinoise du thé adopte une nouvelle culture : le café

Fête des lanternes, Rennes vibre avec la Chine

Fidèle à sa longue tradition d’amitié avec la Chine, la capitale bretonne fêtait ce week-end la fin des cérémonies du nouvel an chinois.

Après la reconnaissance, par le général De Gaulle, de la République Populaire de Chine, en 1964, Rennes est la première ville de France à accueillir des étudiants chinois*. Dès 1965, la Bretagne et la province du Shandong où se trouve encore le palais de Confucius, dans la ville de Qufu, signent des accords de collaboration. Ce sont les premiers accords de jumelage entre la ville de Jinan, la capitale du Shandong et Rennes, et la constitution d’un comité de jumelage qui vont permettre les premiers échanges. Presque 50 ans plus tard, quelques-uns de ces étudiants, qui pour certains ont été appelés à de hautes responsabilités en Chine sont toujours en relation avec les étudiants français d’alors qui les avaient accueillis.

Les étudiants chinois à Rennes, une communauté importante.

Aujourd’hui, un grand nombre d’étudiants chinois viennent à Rennes pour poursuivre leurs études. En 2009, les chinois sont de plus en plus nombreux (+ 7,2 %) et ils constituent le second contingent d’étudiants étrangers en France (29 100 en 2009)**. Les premiers étudiants chinois viennent pour étudier la littérature et la culture française, comme l’avaient fait dans les années vingt, Deng Xiaoping, considéré comme le père du développement économique de la Chine et Zhou Enlai, révéré du peuple chinois. Aujourd’hui, nos universités et écoles, moins chères que leurs consœurs américaines, leur offrent des diplômes valorisants principalement en sciences et en économie.

Les bretons apprennent le mandarin.

À l’inverse, les Bretons manifestent un grand intérêt pour la culture et la langue chinoise. À Rennes, Il est désormais possible d’apprendre le mandarin à l’école, à l’université ou à l’Institut Confucius. En 2013, l’Institut avec ses associations sœurs a organisé, une grande semaine pour faire connaître cette culture millénaire dans tous les domaines de l’art : calligraphie, peinture, musique, cinéma, architecture et des traditions festives et populaires qui se poursuivent et se réinventent aujourd’hui.

La semaine chinoise à Rennes.

De nombreuses activités ont émaillé cette « semaine chinoise à Rennes »***, pour les plus petits comme pour les plus grands. La Bibliothèque de Bourg Levesque a proposé aux calligraphes en herbe, sous l’œil bienveillant du peintre calligraphe Wang Chenyu, des ateliers de découvertes. L’Orchestre Symphonique de Bretagne a offert, sous la conduite de son nouveau chef Darell Ang le concert « Adieu le dragon » avec l’ensemble Jing Ying et le violoniste Kong Zhao dans le très bel opéra de Rennes. Une surprise attendait le public : le premier dragon lumineux d’Europe investissait l’opéra, cette très belle et vénérable maison, aujourd’hui ouverte à tous.

Enfin, ce samedi 23 février, qui coïncide pratiquement avec la fin du nouvel an chinois et la fête des Lanternes (21 février), une foule immense a accompagné dragons et lions, sous le son des tambours, cymbales et gongs. De la Place Saint-Anne, à la place de la Mairie en passant par la rue Le Bastard, les enfants et les parents ont pu apprécier leurs performances acrobatiques et parfois leurs facéties.

Un marché de rue était proposé par les étudiants chinois et chacun a pu goûter et apprécier la grande richesse de cette cuisine. Le thé était également à l’honneur, comme la peinture, où sous le pinceau de Wang Chenyu ont écloses de magnifiques pivoines subtiles et flamboyantes, symboles de prospérité pour cette nouvelle année.

Quand, au centre du cœur historique de Rennes, dans cette ville du XVIIIe  siècle, construite à l’époque des lumières, deux grandes cultures se rejoignent, puissent-ils exister des points de rencontre, qui favorisent des échanges fructueux et prospères pour cette nouvelle année.

bibliographie :

In note d’information – Octobre 2008

voir le site : Semaine chinoise

archives INA : Les étudiants chinois à Rennes

Innovation : Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !

D’aucuns récemment s’enorgueillissent de voir les PME bretonnes, leaders de l’innovation en France, quand on sait que la France, selon l’étude Insead et OMPI*, ne se classe qu’au 24e rang et est en recul de deux points depuis 2010, y a-t-il là vraiment de quoi se réjouir ? L’Europe serait-elle sur le déclin, pas vraiment, sept pays de l’Europe du Nord et de l’Ouest se placent au sein des dix premières places, avec la Suisse, la Suède, le Danemark et la Finlande en pole positions. Quant aux exportations, la France n’est classée qu’au 107e rang et au 101e rang pour les investissements directs étrangers.

Qu’est qui distinguent en Europe, les premiers ?

Pour l’Europe du Nord et la Suisse, le rapport souligne la cohérence indéfectible de leurs institutions, la qualité de ses experts d’entreprise, le haut niveau d’intégration des nouvelles technologies de l’information et de la communication, la sophistication de ses approches marchés, la créativité, les liens étroits entre recherche académique et entreprises dans une économie ouverte. En France et particulièrement en Bretagne, le mot innovation était jusqu’alors la plupart du temps synonyme de technicité, de recherche, de produits nouveaux. C’est magnifique mais insuffisant car une invention qui ne rencontre pas un marché, n’est-elle pas vouée à l’échec ? Ne faudrait-il pas intégrer ce qui fait la réussite de l’Europe du Nord, et donc penser autrement ? Un marketing stratégique, la créativité et l’intégration des nouvelles technologies de l’information et de la communication sont trois des ressorts importants qui positionnent l’Europe du nord en tête de liste. Depuis la 8e étude** mondiale sur les consommateurs, effectuée par Accenture, il est désormais connu que les leviers traditionnels d’engagement ont perdu de leur pertinence. « Il ne suffit plus de cultiver la connaissance du produit pour susciter l’achat et la loyauté ». Le consommateur exige désormais de la gratitude, de la consistance, de l’honnêteté. Il aime également interagir sur différents canaux avec les marques qu’il choisit. Il utilise aujourd’hui en moyenne cinq à six canaux pour rechercher et sélectionner un fournisseur. Toute la difficulté pour les marques est donc de consolider la loyauté du consommateur devenu « nonstop ». Cette nouvelle donne passe par une réflexion stratégique des services marketing qui doivent se réinventer continuellement. Le mix média sur un mode multicanal qui intègre textes, images, vidéos, réseaux sociaux, l’usage des langues, les commentaires… est certes une approche effective, mais l’amateurisme n’a plus sa place dans un monde où désormais le consommateur attend un traitement de faveur personnalisé. Il convient plus que jamais d’analyser ses cibles et proposer les réponses dynamiques appropriées pour se différencier auprès d’un consommateur qui semble plus accessible alors qu’il est en fait plus volage.

Sources

-*The Global Innovation Index 2012: Stronger Innovation Linkages for GlobalGrowth

Daniela benavente and soumitra dutta, insead elab sacha wunsch-vincent, wipo Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) Les auteurs ont pris en compte 84 critères pour 141 pays représentant 94,9% de la population et 99,4% du PIB mondial.

-**Accenture Global Consumer est une étude qui a été publiée en décembre et réalisée auprès de 12 000 individus dans 32 pays du globe et concernant 10 industries différentes. Elle met en avant les nouvelles attentes des acheteurs connectés et modernes.

Danone réalise plus de la moitié de ses ventes dans les pays émergents

L’économie européenne et ses industries agro-alimentaires qui ne visent que le marché intérieur ou européen sont à la peine. Danone aborde toutefois 2012 avec sérénité, car le groupe a atteint l’an passé ses objectifs de croissance grâce à de bonnes performances dans les pays émergents, où le groupe réalise plus de la moitié de ses ventes.

Danone est le numéro un mondial des produits laitiers frais et de l’eau en bouteille. Le groupe est également présent dans la nutrition infantile et médicale, grâce à la vente il y a quatre ans de ses activités de biscuits à Kraft Foods pour 5,3 milliards d’euros. Il avait pu ainsi racheter les activités de nutrition médicale et infantile du néerlandais Numico, en lançant une OPA de 12,3 milliards d’euros.

À la question posée lors de la conférence de presse (février 2012), sur le rachat des activités de la nutrition infantile de Wyeth, que Pfizer envisage de céder, Franck Riboud s’est refusé à tout commentaire. Il s’est montré toutefois intéressé par des actifs qui viendraient consolider le portefeuille du groupe, et a ajouté que Danone avait «la capacité à réaliser des acquisitions mais pas aussi structurante que celle de Numico». La division lait infantile de Wyeth, serait valorisée selon certains analystes entre huit et 10 milliards de dollars. Le groupe Nestlé est également régulièrement cité dans la presse comme candidat potentiel à ce rachat.

Danone, dont les marques les plus connues sont les yaourts Activia, les yaourts grecs Oikos* aux États-Unis et les eaux Evian, a enregistré en 2011 un chiffre d’affaires 19.318 millions d’euros, soit une hausse 7,8% en données comparables, dont 15,7% dans les eaux tandis que son bénéfice net courant s’est chiffré à 1.749 millions. Danone reste donc confiant pour 2012 et envisage pour cette année une croissance de son chiffre d’affaires de 5% à 7%, en données comparables même si ses hypothèses pour les tendances de consommation en Europe de l’Ouest restent peu optimistes avec une prévision d’une hausse des matières premières de l’ordre de de 5% .

Aux Etats-Unis, le segment du yaourt grec est le principal moteur de croissance. Avec l’émergence du yaourt grec, la marque Oikos a connu une croissance supérieure à 50 % l’an passé. Elle a pris plus de 30 % de la catégorie en deux ans.

”Source agence Reuters Paris selon conférence de presse Février 2012 de Franck Riboud”

Internet et IAA, secteur en plein développement avec le display intégrant des dispositifs vidéo

En 2011, une croissance supérieure à la moyenne du marché publicitaire (+5,2%) a été enregistrée par IAB-SRI selon une étude réalisé par Kantar Media. Les investissements publicitaires on-line bruts s’élèvent à 3,48 milliards d’euros (+7,6%) et le display (voir article précédent) avec 4972 annonceurs actifs représente la plus forte progression sur le marché du plurimédia (12,5% du marché publicitaires français). Le secteur de l’agroalimentaire a progressé fortement et constitue un réservoir de potentialités important via des dispositifs intégrant la vidéo.

Selon Kantar, les annonceurs de display génèrent à eux seuls 94% des investissements publicitaires bruts on-line. Ceux-ci ont consacré en moyenne 15,2% de leur budget au web, et sont donc des sur-investisseurs au regard du poids Internet moyen (12,5%).

Le on-line, qui génère 70,9 % des recettes du web est combiné au moins à un autre média pour 2/3 des annonceurs et 62 % d’entre-eux sont présents sur la TV. Fait notoire, 2011, 690 annonceurs ont utilisé le format vidéo dont 20% sont issus de la grande consommation.

Si les secteurs de la culture et des loisirs, de la banque et des assurances, de l’automobile et le transport restent prédominants sur le web, l’étude montre que le secteur de l’agro-alimentaire progresse fortement. Elle a notamment constitué un réservoir important de progression pour le display, avec une part de marché de 8,3%, notamment via des dispositifs digitaux intégrant la vidéo, pour atteindre 190,4 millions d’euros bruts (+10,5%). Dans le même temps sur ce secteur d’activité, publicité extérieure, TV et presse ont fortement diminués.

Sur ce secteur, le nombre (186) d’annonceurs* du secteur présents sur le Web a parallèlement progressé de 11,1%.  Les deux leaders du secteur, Kraft Foods et Unilever, sont d’ailleurs sur-investisseurs sur le média, avec des parts de marché display respectives de 9,5 et 16,7 %.

Top 10 des annonceurs display allant de 15,4 à 5,7 millions d’euros, Mars, Nespresso et Unilever ayant révélées de fortes progressions en 2011

  • Kraft foods
  • Unilever
  • Nespresso
  • Danone
  • Nestlé
  • Lactalis
  • Mars
  • Blédina
  • Kellog’s
  • Sara lee Coffee & Tea

Source : 

étude Kantar Media, baromètre internet, année 2011,10 février 2011, télécharger l’étude sur [http://www.srifrance.org/actualites/sri/205.html|http://www.srifrance.org/actualites/sri/205.html]

Marketing interactif – vous avez dit display ?

La publicité sur Internet porte désormais globalement le nom de display et désigne l’achat d’espace associé à l’utilisation d’éléments graphiques ou visuels (bandeaux, pavés, skyscrapers, etc.). Ce terme, qui couvre la publicité classique sur internet, n’a pas toujours été utilisé.

Le mot display s’est dans un premier temps, essentiellement développé pour distinguer la publicité internet classique des campagnes de liens commerciaux. Cette fonction de distinction s’estompe actuellement, car les campagnes de liens commerciaux intègrent de plus en plus souvent la diffusion d’éléments graphiques payée au CPM ou CPC.

CPM est l’acronyme utilisé couramment pour le Coût Pour Mille qui correspond au coût facturé à l’annonceur pour mille impressions ou affichages de la création publicitaire. La facturation porte généralement sur le volume réel de contacts délivrés et autorise l’annonceur à choisir le volume d’affichage précis souhaité, indépendamment de l’audience du média choisi.

CPC est l’acronyme couramment utilisé pour désigner le Coût Par Clic.  Dans ce cas, la facturation se fait en fonction du nombre de clics et non plus en fonction du volume ou de la durée d’affichage. Le CPC est préconisé dans le cadre du développement des offres de marketing à la performance faites aux annonceurs.

Quelques exemples de displays

  • Bannières
  • Liens contextuels sponsorisés ou liens commerciaux,
  • Sponsoring de rubriques
  • Formats publicitaires sur newsletters
  • Streaming vidéo
  • et toute autre opération spéciale de visibilité publicitaire.

Sécurité alimentaire – les autorités chinoises de l’industrie et du commerce publient les chiffres

Selon Wang Meng de l’agence Xinhua (10 Février 2012), sur les onze premiers mois 2011, 62000 affaires liées à des produits alimentaires de mauvaises qualités ont été recensées par les autorités chinoises de l’industrie et du commerce. Au cours de cette période, 43000 entreprises illégales ont été interdites de production, 576 ont été révoquées et 251 font l’objet d’une procédure judiciaire.

Ces chiffres réaffirment une fois de plus le problème de la sécurité alimentaire en Chine. Toutefois, ces irrégularités ont pu être mises au jour grâce à la mise en œuvre des inspections lancées par le ministère de l’industrie et du commerce chinois qui aurait pratiqué 22,14 millions d’inspections dans tout le pays. Ces inspections ont porté sur les produits agricoles, les produits laitiers, les additifs alimentaires, les aliments saisonniers, les huiles comestibles et les spiritueux.

Depuis les scandales des laits en poudre contaminés à la mélamine, le porc contaminé au clenbutérol et de bien d’autres, (voir article précédent) il semble donc que les autorités chinoises, devant la méfiance des consommateurs chinois et celles des occidentaux aient repris, sous couvert de transparence, la maîtrise de l’information.

Il reste toutefois un long chemin à parcourir pour recouvrer la confiance des chinois envers leurs aliments et notamment les plus sensibles. La France, qui est reconnue auprès des Chinois, pour la qualité et la sécurité de ses aliments va-t-elle encore se laisser déborder par d’autres pays, notamment par les Néozélandais ou les Australiens sur les produits laitiers et sur certains vins ? Dans une période où notre balance commerciale est déficitaire, ne faudrait-il pas saisir cette opportunité ?

Rester vigilants est toutefois la règle à appliquer avant de se lancer. La vision du business en Chine n’est pas totalement celle de l’occident. Le secret de la réussite réside entre l’affirmation de la spécificité française tout en respectant les codes chinois.

En conclusion, faut-il citer Sun Tzu  dans l’art de la guerre,  ” Qui connaît l’autre et se connaît, en cent combats ne sera point défait ; qui ne connaît pas l’autre mais se connaît, sera vainqueur une fois sur deux ; qui ne se connaît pas plus que l’autre qu’il ne se connaît sera toujours défait « Sun Tzu «l’art de la guerre”.

La Stévia une alternative végétale naturelle entre plaisir et équilibre alimentaire !

L’article du Monde du 3 Février dernier précise que selon l’Ania, les résultats de l’étude sur le fructose des trois scientifiques américains de l’université de Californie, parue dans la revue scientifique Nature, seraient inappropriés à la France car déformés par le prisme américain. On ne saurait trop rappeler le PNNS qui préconise de limiter les consommations en sucre, quelqu’en soient les origines.

Produits sucrés à limiter, un des 9 repères du PNNS.

Que dit le PNNS ?

Calorique, le sucre consommé en excès participe à la prise de poids et à l’obésité, au développement d’un diabète, notamment du diabète 2, dit « gras », aux maladies cardiovasculaires… et à la formation des caries dentaires. Le PNNS recommande d’en limiter la consommation, de préférer par exemple un fruit, qui contient des fibres et des vitamines qui contribuent au rassasiement.

Une attention toute particulière est portée sur les boissons sucrées, comme les sodas qui apportent des « calories vides », c’est-à-dire des calories apportées sans apport de nutriment intéressant. Pour le PNNS, un verre de soda, c’est 6 morceaux de sucre !!! Les sodas sont donc à réserver pour les aspects festifs et pour tous les jours, il est préférable de consommer de l’eau, la seule boisson indispensable.

Les produits dits « light » peuvent être une solution pour consommer moins de sucre. Dans ce type de produit, le sucre est remplacé par un édulcorant qui confère à l’aliment un goût sucré sans en apporter les calories. Par contre, ils ne permettent pas de « se sevrer du goût sucré » et contribuent à entretenir la prédilection pour le goût sucré.

Toutefois, en Janvier 2011, le Réseau Environnement Santé a attiré l’attention sur deux études, l’une portant sur l’ensemble des édulcorants de synthèse dont l’aspartame, qui provoquerait des naissances avant terme chez la femme, l’autre réalisée sur des souris chez qui l’aspartame, l’édulcorant de synthèse le plus utilisé au monde dans plus de 6000 produits, provoquerait certains cancers. Face à ces résultats, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a programmé une réévaluation complète pour une finalisation en 2012. Pour la France, le Ministre de la santé, a demandé à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), une « réponse précise » sur les éventuelles difficultés que poserait l’aspartame.

Réglementation et taxation en France et en Europe

Faut-il également rappeler que les boissons sucrées (sodas, nectars et boissons à base de fruits – Code NC 2009 et NC 2202 du tarif des douanes) font l’objet en France d’une taxation de 7,16 euros par hectolitre entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Celle-ci est applicable aux fabricants et à leurs importateurs. Comme le montant de la taxe est seulement assujetti au volume, les bouteilles soda premier prix, les marques distributeur seront donc plus impactées que les marques nationales (de 40, 12 comparés aux 9 % plus chers). La consommation de masse des boissons sucrées sera-t-elle ainsi découragée ?

Les boissons édulcorées intégralement à l’aide d’édulcorants d’origine naturelle ne sont pas concernées par la taxe. Seules les boissons contenant des sucres ajoutés et les boissons « light » contenant des édulcorants de synthèse sont taxées. Les édulcorants d’origine naturelle n’entreraient donc pas dans le périmètre de la loi. La DGCCRF rappelle également que « si l’édulcorant provient d’une source végétale par des procédés physiques n’en modifiant pas la nature chimique, et que ce type de procédés est admis pour la fabrication des arômes dont la réglementation prévoit qu’ils puissent être qualifiés de naturels, une communication faisant référence à l’origine naturelle de cet édulcorant est admise ».

Au-delà, de la taxation, l’information sur l étiquetage des aliments sera plus transparente avec la réglementation européenne sur l’étiquetage des produits alimentaires. Publiée en novembre 2011, elle rend obligatoire, d’ici à 2016, un étiquetage mentionnant la valeur énergétique, la quantité de graisses, d’acides gras saturés, de glucides, de sucres, de protéines et de sel.

Cette réglementation va dans le bons sens pour les consommateurs à la recherche d informations qui leur permettent de prendre des décisions d’achat éclairées.

Des alternatives à trouver pour les industriels de l’agroalimentaire

Si la France a joué le rôle de figure de proue en autorisant dès fin 2009 (arrêté du 26/08/09) le rébaudioside A purifié extrait de Stévia, désormais les glycosides de stéviol (extraits de Stévia) sont autorisés au plan européen (Le règlement n°1131/2011 – JOUE du 12/11/11 dans plusieurs catégories de denrées). L’Autorité a fixé une dose journalière acceptable (DJA) pour les glycosides de stéviol, exprimée en équivalents stéviols, de 4 mg/kg de poids corporel/ jour. De nouvelles perspectives de formulation sont donc possibles en tenant compte des particularités du marché des matières premières. « À pouvoir sucrant équivalent, ces glycosides de stéviol sont moins chers que le sucre, tandis que le rébaudioside A purifié, qui était le seul autorisé en France depuis 2009, est un peu plus cher» », selon certains industriels français, en considérant un cours du sucre moyen à 600 €/t.

 

Les nouvelles perspectives qu’offre donc la Stévia doivent désormais s’appuyer sur la formulation, mais doivent aussi et surtout conduire les industriels de l’agroalimentaire à repenser les produits en terme de créativité marketing et communication qui tiennent compte du consommateur et de ses nouvelles évolutions liées à la crise et aux attentes de consommer mieux face aux diverses pandémies (obésité, de diabète…) en France comme à l’International. La différence se fera par la créativité et l’innovation qui n’appartiennent pas qu’au seul domaine du produit.

La PME bretonne Phare Ouest a déjà fait preuve de réactivité et d’intelligence marketing en lançant dès 2010 le premier cola édulcoré aux extraits purifié de rébaudioside A de Stévia, l’édulcorant naturel issu de la plante Stevia rebaudiana. Après avoir initié avec son Breizh Cola la vague des colas régionaux, Phare Ouest a bousculé le marché face aux grands groupes en lançant le premier cola édulcoré au rébaudioside A.  Grâce à un arôme naturel, l’édulcorant ne fait pas apparaître l’arrière-goût de réglisse parfois mis en avant. Comment une petite structure a-t-elle pu se démarquer face aux géants de l’agroalimentaire ? En dépassant une vision traditionnelle du marketing par une démarche créative et innovante avec une optique de marketing sociétal orienté vers le client.

Source

”PNNS : [http://www.mangerbouger.fr/bien-manger/les-9-reperes/produits-sucres-a-limiter.html|http://www.mangerbouger.fr/bien-manger/les-9-reperes/produits-sucres-a-limiter.html||http://www.mangerbouger.fr/bien-manger/les-9-reperes/produits-sucres-a-limiter.html]

Télécharger [le RÈGLEMENT (UE) N o 1131/2011 DE LA COMMISSION|http://eur-lex.europa.eu/JOHtml.do?uri=OJ:L:2011:295:SOM:FR:HTML||le RÈGLEMENT (UE) N o 1131/2011 DE LA COMMISSION ] du 11 novembre 2011modifiant l’annexe II du règlement (CE) n o 1333/2008 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les glycosides de stéviol 

 

[http://www.francetv.fr/info/l-abus-de-sucre-aussi-dangereux-que-l-alcool-ou-le-tabac_58123.html|http://www.francetv.fr/info/l-abus-de-sucre-aussi-dangereux-que-l-alcool-ou-le-tabac_58123.html||http://www.francetv.fr/info/l-abus-de-sucre-aussi-dangereux-que-l-alcool-ou-le-tabac_58123.html]

L’abus de sucre aussi dangereux que l’alcool ou le tabac ?

 

Plus que le sucre, c’est le «fructose» industriel présent dans les boissons et aliments sucrés qui présente un risque.(J-C. VAILLANT / AFP)
Publié le 04/02/2012 | 09:35 – JC Vaillant/AFP

 Le monde
Trop de sucre nuit gravement à la santé|http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/02/trop-de-sucre-nuit-gravement-a-la-sante_1637898_3244.html||Trop de sucre nuit gravement à la santé]
LEMONDE | 02.02.12 | 16h39   •  Mis à jour le 03.02.12 | 11h50”

«À nouveaux consommateurs, nouveau marketing»

Selon Philippe Jourdan, François Laurent, Jean-Claude Pacitto, qui viennent de publier sous cet intitulé un livre aux éditions Dunod, un nouvel acteur, le conso’battant a émergé avec la crise que nous subissons depuis 2007.

Le conso’battant consomme moins et est plus attentif. Il recherche les informations qui vont lui permettre de prendre des décisions d’achat pertinentes. Selon les auteurs, les comportements des consommateurs français sont à l’origine de bien des changements actuels dans le secteur de la distribution. Elle n’est désormais plus considérée comme l’ultime rempart contre la vie chère.

Le conso’battant n’hésite plus à fréquenter les magasins discount. Désormais 15 % des achats alimentaires y sont effectués. Selon leur étude, la grande distribution ne correspond plus aux attentes du conso-battant.

Il diffère ses achats, attend les soldes, les déstockages. Il est orienté prix, les compare et décrypte les tactiques des marques et les fausses promotions. (par exemple les packs familiaux ou en lots plus chers qu’un achat individuel). Très attentif, il demande plus de transparence, s’inscrit dans la durée et ne souhaite pas d’innovations d’opportunité. ll est éduqué et lucide.

Il favorise les achats plus locaux, les circuits courts, les épiceries de quartier. Il s’inscrit dans une éthique de consommation durable. Il évite le gaspillage et la pollution, par exemple les achats en doses individuelles ne sont plus plébiscités et il ne surdose pas les produits d’entretien. Il veut des valeurs et du sens.

Ces attitudes vont contraindre les entreprises des PAI, de l’agroalimentaire, de la distribution à revoir et à repenser leur stratégie marketing et de communication. Quelles sont les attentes de ces nouveaux consommateurs en termes d’innovation ? Comment surmonter la défiance envers les marques, comment mettre en place un dialogue efficace avec le conso’battant ?

Mettre le consommateur au cœur des processus nécessite un changement profond des approches marketing et de communication.

Biographie des auteurs Philippe Jourdan – Docteur ès Sciences de gestion, HEC et Maître de conférences à l’université d’Evry, chercheur au Cerag (CNRS) et membre du comité scientifique du CESP. François Laurent – Président du comité scientifique de Panel-on-the web, coprésident de l’ADETEM.Jean-Claude Pacitto – Maître de conférences à l’université Paris Est et membre de l’IRG. Il s’intéresse à la gestion de la PME, notamment en termes d’innovation et de commercialisation, et à la rationalité des dirigeants de PME. Il étudie également les relations inter-entreprises et les stratégies dans la grande distribution.

Alimentation infantile : publication d’une nouvelle réglementation en Chine

Le ministère chinois de la santé multiplie en ce moment les annonces liées à la sécurité alimentaire.

Dans un pays où l’ambition affichée est de devenir un grand pays exportateur de produits alimentaires et où la politique de l’enfant unique a fait de l’enfant, le bien le plus précieux de la famille, il était urgent pour la Chine après le scandale de la contamination des laits infantiles à la mélamine, de rétablir son image, à la fois sur son marché intérieur et à l’international.

Samedi 4 février 2012, une réglementation relative à la standardisation des « préparations pour nourrissons destinées aux enfants souffrant de maladies congénitales.» vient d’être annoncée par l’agence Xinhua. Selon l’agence, le ministère de la santé considère que l’alimentation de ces enfants nécessite des préparations adaptées.

Six typologies de préparations infantiles pour enfants atteints de maladies congénitales sont présentées dans une annexe. L’agence Xinhua précise que selon le règlement, les formules récemment développées sont exclues de l’annexe et qu’elles doivent être fabriquées conformément aux normes nationales de sécurité alimentaire. Toutes les formulations devront également s’appuyer sur des études scientifiques avérées.

Formulations sans lactose, formulations pour prématurés, compléments à l’allaitement maternel devront désormais se conformer à la nouvelle réglementation publiée vendredi 3 Février dernier par le ministère chinois de la santé.