Sécurité alimentaire – les autorités chinoises de l’industrie et du commerce publient les chiffres

Selon Wang Meng de l’agence Xinhua (10 Février 2012), sur les onze premiers mois 2011, 62000 affaires liées à des produits alimentaires de mauvaises qualités ont été recensées par les autorités chinoises de l’industrie et du commerce. Au cours de cette période, 43000 entreprises illégales ont été interdites de production, 576 ont été révoquées et 251 font l’objet d’une procédure judiciaire.

Ces chiffres réaffirment une fois de plus le problème de la sécurité alimentaire en Chine. Toutefois, ces irrégularités ont pu être mises au jour grâce à la mise en œuvre des inspections lancées par le ministère de l’industrie et du commerce chinois qui aurait pratiqué 22,14 millions d’inspections dans tout le pays. Ces inspections ont porté sur les produits agricoles, les produits laitiers, les additifs alimentaires, les aliments saisonniers, les huiles comestibles et les spiritueux.

Depuis les scandales des laits en poudre contaminés à la mélamine, le porc contaminé au clenbutérol et de bien d’autres, (voir article précédent) il semble donc que les autorités chinoises, devant la méfiance des consommateurs chinois et celles des occidentaux aient repris, sous couvert de transparence, la maîtrise de l’information.

Il reste toutefois un long chemin à parcourir pour recouvrer la confiance des chinois envers leurs aliments et notamment les plus sensibles. La France, qui est reconnue auprès des Chinois, pour la qualité et la sécurité de ses aliments va-t-elle encore se laisser déborder par d’autres pays, notamment par les Néozélandais ou les Australiens sur les produits laitiers et sur certains vins ? Dans une période où notre balance commerciale est déficitaire, ne faudrait-il pas saisir cette opportunité ?

Rester vigilants est toutefois la règle à appliquer avant de se lancer. La vision du business en Chine n’est pas totalement celle de l’occident. Le secret de la réussite réside entre l’affirmation de la spécificité française tout en respectant les codes chinois.

En conclusion, faut-il citer Sun Tzu  dans l’art de la guerre,  ” Qui connaît l’autre et se connaît, en cent combats ne sera point défait ; qui ne connaît pas l’autre mais se connaît, sera vainqueur une fois sur deux ; qui ne se connaît pas plus que l’autre qu’il ne se connaît sera toujours défait « Sun Tzu «l’art de la guerre”.

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