La Stévia une alternative végétale naturelle entre plaisir et équilibre alimentaire !

L’article du Monde du 3 Février dernier précise que selon l’Ania, les résultats de l’étude sur le fructose des trois scientifiques américains de l’université de Californie, parue dans la revue scientifique Nature, seraient inappropriés à la France car déformés par le prisme américain. On ne saurait trop rappeler le PNNS qui préconise de limiter les consommations en sucre, quelqu’en soient les origines.

Produits sucrés à limiter, un des 9 repères du PNNS.

Que dit le PNNS ?

Calorique, le sucre consommé en excès participe à la prise de poids et à l’obésité, au développement d’un diabète, notamment du diabète 2, dit « gras », aux maladies cardiovasculaires… et à la formation des caries dentaires. Le PNNS recommande d’en limiter la consommation, de préférer par exemple un fruit, qui contient des fibres et des vitamines qui contribuent au rassasiement.

Une attention toute particulière est portée sur les boissons sucrées, comme les sodas qui apportent des « calories vides », c’est-à-dire des calories apportées sans apport de nutriment intéressant. Pour le PNNS, un verre de soda, c’est 6 morceaux de sucre !!! Les sodas sont donc à réserver pour les aspects festifs et pour tous les jours, il est préférable de consommer de l’eau, la seule boisson indispensable.

Les produits dits « light » peuvent être une solution pour consommer moins de sucre. Dans ce type de produit, le sucre est remplacé par un édulcorant qui confère à l’aliment un goût sucré sans en apporter les calories. Par contre, ils ne permettent pas de « se sevrer du goût sucré » et contribuent à entretenir la prédilection pour le goût sucré.

Toutefois, en Janvier 2011, le Réseau Environnement Santé a attiré l’attention sur deux études, l’une portant sur l’ensemble des édulcorants de synthèse dont l’aspartame, qui provoquerait des naissances avant terme chez la femme, l’autre réalisée sur des souris chez qui l’aspartame, l’édulcorant de synthèse le plus utilisé au monde dans plus de 6000 produits, provoquerait certains cancers. Face à ces résultats, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a programmé une réévaluation complète pour une finalisation en 2012. Pour la France, le Ministre de la santé, a demandé à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), une « réponse précise » sur les éventuelles difficultés que poserait l’aspartame.

Réglementation et taxation en France et en Europe

Faut-il également rappeler que les boissons sucrées (sodas, nectars et boissons à base de fruits – Code NC 2009 et NC 2202 du tarif des douanes) font l’objet en France d’une taxation de 7,16 euros par hectolitre entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Celle-ci est applicable aux fabricants et à leurs importateurs. Comme le montant de la taxe est seulement assujetti au volume, les bouteilles soda premier prix, les marques distributeur seront donc plus impactées que les marques nationales (de 40, 12 comparés aux 9 % plus chers). La consommation de masse des boissons sucrées sera-t-elle ainsi découragée ?

Les boissons édulcorées intégralement à l’aide d’édulcorants d’origine naturelle ne sont pas concernées par la taxe. Seules les boissons contenant des sucres ajoutés et les boissons « light » contenant des édulcorants de synthèse sont taxées. Les édulcorants d’origine naturelle n’entreraient donc pas dans le périmètre de la loi. La DGCCRF rappelle également que « si l’édulcorant provient d’une source végétale par des procédés physiques n’en modifiant pas la nature chimique, et que ce type de procédés est admis pour la fabrication des arômes dont la réglementation prévoit qu’ils puissent être qualifiés de naturels, une communication faisant référence à l’origine naturelle de cet édulcorant est admise ».

Au-delà, de la taxation, l’information sur l étiquetage des aliments sera plus transparente avec la réglementation européenne sur l’étiquetage des produits alimentaires. Publiée en novembre 2011, elle rend obligatoire, d’ici à 2016, un étiquetage mentionnant la valeur énergétique, la quantité de graisses, d’acides gras saturés, de glucides, de sucres, de protéines et de sel.

Cette réglementation va dans le bons sens pour les consommateurs à la recherche d informations qui leur permettent de prendre des décisions d’achat éclairées.

Des alternatives à trouver pour les industriels de l’agroalimentaire

Si la France a joué le rôle de figure de proue en autorisant dès fin 2009 (arrêté du 26/08/09) le rébaudioside A purifié extrait de Stévia, désormais les glycosides de stéviol (extraits de Stévia) sont autorisés au plan européen (Le règlement n°1131/2011 – JOUE du 12/11/11 dans plusieurs catégories de denrées). L’Autorité a fixé une dose journalière acceptable (DJA) pour les glycosides de stéviol, exprimée en équivalents stéviols, de 4 mg/kg de poids corporel/ jour. De nouvelles perspectives de formulation sont donc possibles en tenant compte des particularités du marché des matières premières. « À pouvoir sucrant équivalent, ces glycosides de stéviol sont moins chers que le sucre, tandis que le rébaudioside A purifié, qui était le seul autorisé en France depuis 2009, est un peu plus cher» », selon certains industriels français, en considérant un cours du sucre moyen à 600 €/t.

 

Les nouvelles perspectives qu’offre donc la Stévia doivent désormais s’appuyer sur la formulation, mais doivent aussi et surtout conduire les industriels de l’agroalimentaire à repenser les produits en terme de créativité marketing et communication qui tiennent compte du consommateur et de ses nouvelles évolutions liées à la crise et aux attentes de consommer mieux face aux diverses pandémies (obésité, de diabète…) en France comme à l’International. La différence se fera par la créativité et l’innovation qui n’appartiennent pas qu’au seul domaine du produit.

La PME bretonne Phare Ouest a déjà fait preuve de réactivité et d’intelligence marketing en lançant dès 2010 le premier cola édulcoré aux extraits purifié de rébaudioside A de Stévia, l’édulcorant naturel issu de la plante Stevia rebaudiana. Après avoir initié avec son Breizh Cola la vague des colas régionaux, Phare Ouest a bousculé le marché face aux grands groupes en lançant le premier cola édulcoré au rébaudioside A.  Grâce à un arôme naturel, l’édulcorant ne fait pas apparaître l’arrière-goût de réglisse parfois mis en avant. Comment une petite structure a-t-elle pu se démarquer face aux géants de l’agroalimentaire ? En dépassant une vision traditionnelle du marketing par une démarche créative et innovante avec une optique de marketing sociétal orienté vers le client.

Source

”PNNS : [http://www.mangerbouger.fr/bien-manger/les-9-reperes/produits-sucres-a-limiter.html|http://www.mangerbouger.fr/bien-manger/les-9-reperes/produits-sucres-a-limiter.html||http://www.mangerbouger.fr/bien-manger/les-9-reperes/produits-sucres-a-limiter.html]

Télécharger [le RÈGLEMENT (UE) N o 1131/2011 DE LA COMMISSION|http://eur-lex.europa.eu/JOHtml.do?uri=OJ:L:2011:295:SOM:FR:HTML||le RÈGLEMENT (UE) N o 1131/2011 DE LA COMMISSION ] du 11 novembre 2011modifiant l’annexe II du règlement (CE) n o 1333/2008 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les glycosides de stéviol 

 

[http://www.francetv.fr/info/l-abus-de-sucre-aussi-dangereux-que-l-alcool-ou-le-tabac_58123.html|http://www.francetv.fr/info/l-abus-de-sucre-aussi-dangereux-que-l-alcool-ou-le-tabac_58123.html||http://www.francetv.fr/info/l-abus-de-sucre-aussi-dangereux-que-l-alcool-ou-le-tabac_58123.html]

L’abus de sucre aussi dangereux que l’alcool ou le tabac ?

 

Plus que le sucre, c’est le «fructose» industriel présent dans les boissons et aliments sucrés qui présente un risque.(J-C. VAILLANT / AFP)
Publié le 04/02/2012 | 09:35 – JC Vaillant/AFP

 Le monde
Trop de sucre nuit gravement à la santé|http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/02/trop-de-sucre-nuit-gravement-a-la-sante_1637898_3244.html||Trop de sucre nuit gravement à la santé]
LEMONDE | 02.02.12 | 16h39   •  Mis à jour le 03.02.12 | 11h50”

Leave a Reply

Your email address will not be published.

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.